Agriculture

Manger végane : une alimentation saine, créative et respectueuse de l'environnement



Manger végane est beaucoup plus facile que de participer à Koh-Lanta ! Et Kaizen vous le prouve en testant pour vous, durant une semaine, sept plats typiques du régime végane. Et si vous n’êtes pas encore prêt à sauter le pas, sachez que vous pouvez aussi le faire à votre sauce : un jour par semaine ou par mois, c’est déjà un cadeau à la vie.

végane

« Mange de la viande, c’est plein de protéines » ou encore « il faut boire du lait de vache pour avoir les os solides ». Voici en somme les conseils qui nous sont serinés depuis notre enfance. Que ce soit à la télévision, à la maison ou encore à l’école, la norme, dans les pays occidentaux, semble être aux régimes carnés. Et pourtant, un bon nombre d’études (du rapport Campbell en 2005 à l’OMS, qui en 2015, a classé la viande parmi les substances possiblement cancérogènes) ont démontré au fil des ans que la surconsommation de protéines animales est extrêmement nocive pour la santé. Alors pourquoi n’apprenons-nous toujours pas à faire autrement ?

Certainement parce qu’il s’agit de désapprendre ce qu’on nous a enseigné jusqu’alors. Déconstruire les présupposés nutritionnels qui font que lorsque nous voyons un porcelet, nous pensons « ribs ». Déconstruire les idées reçues sur l’alimentation végane qui se limiterait uniquement à des légumes… Et rien que des légumes. Déconstruire la vision irénique de l’agriculteur élevant avec amour ses animaux, quand la viande que nous consommons provient majoritairement d’élevages industriels.

Des plaisirs inexplorés…

Être végane, c’est choisir de ne plus faire partie d’un système qui occulte les réalités de la souffrance animale. C’est se poser en permanence la question : est-ce acceptable de faire souffrir d’autres espèces simplement parce qu’elles sont différentes de nous ? Car si l’Homme est un loup pour l’Homme, il l’est surtout pour les espèces animales qui croisent son chemin.

Être végane, c’est aussi tenter de limiter, à son échelle, l’impact écologique lié à l’agriculture industrielle et au gâchis des ressources que celle-ci engendre. Pollution de l’air, de l’eau, dégagement de gaz à effet de serre, utilisation de médicaments, de farines animales, déforestation… L’inertie en matière de contrôle et de régulation fait que ces dérives demeurent permanentes, tout en étant généralement peu connues des consommateurs.

Être végane, c’est aussi réapprendre à cuisiner les plats du quotidien, et à trouver de nouvelles sources de plaisir. Quand on sait que le régime quotidien de la majeure partie des habitants des pays occidentaux se compose essentiellement de viandes et de céréales, occultant par là-même l’infinie variété des aliments végétaux, cela semble pourtant loin d’être impossible !

Et pour vous le démontrer, je testerai pour vous sept jours durant les alternatives proposées par le régime végane : tempeh, seitan, charcuterie végétale, faux-mage et autres indispensables dénués de toute protéine d’origine animale. Tout ce que l’alimentation végane propose de plus énigmatique, mais aussi de plus délicieux, sera dûment relayé chaque jour dans la rubrique « On a testé pour vous », mais aussi sur Facebook. Vous pouvez également (re)trouver l’expérience en cliquant sur les liens ci-dessous garantis 100 % « Cruelty Free », c’est promis.

 


Les impacts de l’élevage intensif en quelques chiffres

Dans un rapport daté de 2013, l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que l’élevage est responsable à lui seul près de 15 % des émissions de gaz à effet de serre.

-Dans le rapport intitulé Livestock’s long shadow datant de 2006, la FAO dévoile que les pâturages occupent 26 % de la surface terrestre, tandis que la production fourragère représente un tiers de l’ensemble des terres arables.

-Toujours selon ce même rapport, les animaux d’élevage représentent 20 % de la biomasse animale terrestre totale. Quant aux terres sur lesquelles ils se trouvent aujourd’hui, elles étaient autrefois l’habitat d’une faune sauvage.

-Selon le WWF (dans un rapport datant de 2008, intitulé Rapport Planète Vivante) la production de bétail nécessite environ 23 % de toute l’eau utilisée en agriculture. Ce qui équivaut à plus de 1 150 litres par personne et par jour.


 

Léa Esmery

© Kaizen, construire un autre monde… pas à pas

 


Lire aussi : Vers un monde plus végétal

Lire aussi : Une transition en douceur vers le végétarisme avec les popotes

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Magazine bio et végan le 14/11/2016 à 16:01

Beaucoup de nouveaux produits végans apparaissent dans les rayons des magasins (bio principalement). Les industriels parviennent à développer des similis vraiment saisissants de réalisme au niveau visuel et goût ! C'est top ! :-)

Maman Carotte le 02/08/2016 à 10:39

Bravo Léa, et merci pour cette série d'articles très enthousiastes ! Pour compléter, voici une liste de 10 conseils spécial petit budget végane :)
http://mamancarotte.com/2016/07/26/10-conseils-pour-petit-budget-vegan/