Chronique de Pascal Greboval

Visa pour l’image : de l’infobésité à l’information positive ?



Aller au festival de photojournalisme Visa pour l’image, à Perpignan, quand on est étiqueté Kaizen, c’est un peu comme envoyer une carpe dans un clapier, un moine jésuite dans un harem de l’Empire ottoman, un alcoolique anonyme chez Amma. Nonobstant, convaincu par la nécessité de rester ouvert aux cartes mentales de tous, j’ai mis le cap vers Perpignan. Accepter l’univers d’autrui, c’est admettre la réalité, et faire un pas… vers la compréhension du monde. Le lien est moteur de changement.

© Ferhat Bouda

Pour commencer, bonne surprise : les lieux qui accueillent les expositions permettent de découvrir la richesse de la cité catalane, comme le sublime hôtel Pams. Et l’accès au festival est gratuit.

Les expositions sont assez fidèles à ce que j’imaginais. Elles montrent la cruauté dont sont victimes quelques hommes et femmes, alignés les uns à côté des autres, tels des frères et sœurs de souffrance. Parfois jusqu’à l’overdose. Pour autant, passer à Visa pour l’image n’est pas une perte de temps. Il y a de vraies bouffées d’oxygène : comme ce travail de Ferhat Bouda sur les Berbères au Maroc et cette rétrospective de Michael Nichols sur la vie sauvage : A Wild Life

Le 8 septembre 2017
© Kaizen, explorateur de solutions écologiques et sociales

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