Agriculture

Agroforesterie : des arbres au champ



L’agroforesterie consiste à associer sur une même surface des arbres et une production agricole. Un système mixte qui donne de très bons résultats, en rupture avec l’agriculture productiviste.

agroforesterie
© Stéphane Perraud

Pour créer une parcelle agroforestière, deux solutions : éclaircir une surface boisée pour y installer des légumes ou des céréales, ou planter des arbres sur une surface déjà cultivée. Cette seconde option est la plus répandue sous nos latitudes, mais dans les deux cas, ça marche ! D’après Christian Dupraz, chercheur à l’INRA, la productivité globale d’une parcelle de deux hectares en agroforesterie est supérieure d’au moins 30 % à celle d’un hectare de forêt additionnée à celle d’un hectare de cultures. À la production agricole annuelle, s’ajoute la production différée de bois. Et quand on sait que l’association des deux donne à la fois de plus beaux légumes et des arbres plus vigoureux, le résultat est forcément positif. C’est aussi une autre façon d’envisager l’agriculture, en protégeant la biodiversité, les sols et les nappes phréatiques.

Couvert végétal

Voilà trois ans que Virginie et Denis Florès, maraîchers bio dans le Gard, ont opté pour cette technique associée. Leurs légumes s’épanouissent sous des noyers plantés en carré tous les dix mètres. Radis, oignons, tomates, courgettes, aubergines, poivrons, salades, céleri, mais aussi fraises et aromatiques bénéficient ainsi d’un toit végétal. Les rangs sont orientés sur un axe nord-sud : ils sont ainsi exposés au

Le 9 février 2016
© Kaizen, explorateur de solutions écologiques et sociales

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Agroforesterie : des arbres au champ

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sergent le 15/02/2016 à 19:46

Les paysans qui se suicident sont souvent a bout. Ils ont menés leur exploitation et leur santé a bout.
Trop difficile pour ceux-là de reflechir et mettre en oeuvre une autre façon de travailler, surtout si ils sont seuls face a leurs problèmes.
Le ministre LeFoll dit haut et fort à qui veut l'entendre qu'il est pour cette nouvelle façon de cultiver. Il a écouté les messages des chercheurs avisés a ce sujet. Mais il disparaitra bien vite du paysage politique et oubliera tout aussi vite ses pseudo convictions.
L 'avenir de cette méthode passe par le militantisme et l'action des agriculteurs motivés par ce changement, prets a prendre des risques a contre courant de l'agriculture conventionnelle.

Sylvie le 10/02/2016 à 18:36

Pourquoi en France on n'encourage pas plus ce genre de méthodes respectueuses de notre Terre ?
Tout le monde y serais gagnant et on arrêterai peut-être d'entendre ds les médias que tout les ans il y a un nombre insoutenable de paysans qui se suicident écrasés par les dettes, ou d'autres qui ferment leurs exploitations pour les mêmes causes.