Agriculture biologique et Économie sociale et solidaire

Biau Jardin : l’agriculture au service de l’humain 

Par Marius Gouttebelle, le 16 novembre 2020

Biau Jardin Crédits : Jodie Way

Au cœur de l’Auvergne, Biau Jardin allie agriculture bio et insertion sociale. Depuis 1997, le modèle connaît un succès local qui a aussi permis de dépasser les difficultés du confinement grâce à une vague de bénévolat. Reportage.

 

En périphérie de Clermont-Ferrand, il faut traverser la zone industrielle puis l’autoroute pour arriver sur un petit chemin goudronné qui se perd entre les champs, et découvrir une boutique hors du temps. Entourée par la campagne, collée à un hangar aux allures de ferme locale, elle accueille un balai de clients et d’employés qui échangent, rient, travaillent ou font leurs courses pour donner vie à ce lieu de caractère. Biau Jardin, une entreprise agricole d’insertion sociale et solidaire est un tremplin pour une multitude de personnes en difficulté, qui valorise les fruits et légumes de saison bios et locaux. 

La boutique. Crédits : Jodie Way

Passé d’agriculteur en plantes médicinales à créateur d’une ferme de cocagne, Gilles Lèbre, le fondateur, s’est servi de ses expériences pour lancer ce projet d’économie sociale et solidaire. « Je ne fais pas de bio pour être compétitif et surfer sur la mode, je vais plus loin. J’ajoute de l’humain à tout ça », argumente-t-il. Cet auvergnat de pure souche, élevé par sa grand-mère qui ne parlait que l’occitan et très peu le français, se décrit comme un « étranger de l’intérieur ». Après avoir investi en 1997, 2,5 ha de terres dans son projet, l’enfant du terroir a pu étendre son exploitation à 17 ha. Si aujourd’hui les 950 paniers hebdomadaires, représentent la plus grosse part de son chiffre d’affaires qui s’élève à environ 1,2 millions d’euros par an, le fondateur de Biau Jardin a également diversifié son offre : « On a essayé de développer des activités rémunératrices qui ne demandent pas trop d’investissement et qui proposent des formations. » Parmi ces activités, l’ouverture de la boutique en 2005 au milieu de son exploitation parce qu’il « est extrêmement important qu’il y ait ce lien social entre clients, producteurs et employés en insertion », soutient Gille Lèbre.

En livrant sa production en demi-gros pour étendre sa clientèle aux professionnels, il permet aussi à plusieurs établissements scolaires et restaurants de proposer une carte locale, bio et de saison. Cliente depuis l’ouverture de son restaurant en 2015, Marie-Laure achète la


© Kaizen, explorateur de solutions écologiques et sociales

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