Chronique d’un été de Jean Rouch et Edgar Morin : 1 h 25 de petits bonheurs



Tourné en 1960, Chronique d’un été laissait les parisiens s’exprimer sur le rapport au soi, au travail et aux autres, proposant ainsi une douce immersion dans leurs quotidiens.

« Comment t’en sors-tu avec la vie ? »

C’est en commençant par cette question centrale – lors du tournage, le film était appelé Comment vis-tu ? – que Jean Rouch et Edgar Morin donnait la parole à des parisiens issus de diverses classes sociales. S’en suivait alors des témoignages personnels, touchants, de ces Français qui voyaient leurs habitudes de vie évoluer avec, notamment, le développement de la société des loisirs…

D’une grande finesse, ce film sociologique sorti sur les écrans en 1961 est aussi une analyse de la construction du soi face caméra, une auto-critique du cinéma documentaire. Cinéma vérité et/ou cinéma mensonge ?

Chronique d'un été

 


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Chronique d’un été de Jean Rouch et Edgar Morin : 1 h 25 de petits bonheurs

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Zlotzky le 06/03/2016 à 00:46

Une pépite sociologique et historique ce film. Avec en prime une réflexion sur le "cinéma-vérité" et les modifications d'attitude face à la caméra supposée capter le réel. L'observateur modifie l'observé...

Karen le 03/03/2016 à 19:09

Un grand merci pour ce partage et merci à Jean Rouch et Edgar Morin d'avoir permis à cette époque d'avoir ses témoignages. Ce film est particulièrement émouvant et nous fait réaliser que le temps passent mais les préoccupations individuelles restent finalement très ... constantes.

Véronique Belot le 03/03/2016 à 18:59

Bonjour,

merci d'avoir mis en ligne ce film, je ne savais même pas que Jean Rouch et Edgar Morin avait travaillé ensemble !
Juste une remarque : il y a deux fautes d'orthographe dans le premier paragraphe

Jean Rouch et Edgar Morin donnait la parole alors qu'on devrait lire
Jean Rouch et Edgar Morin donnaient la parole

S'en suivait alors des témoignages personnels alors qu'on devrait lire
S'en suivaient alors des témoignages personnels

N'hésitez pas à supprimer ce message quand vous aurez corrigé les fautes !
Bien cordialement,

Véronique Belot