#7JoursVégane : Le seitan, le steak végétal avec au moins autant de protéines que la viande

 Avec le tofu et le tempeh, le seitan fait partie des mets dits de substitution à la viande que l’on trouve dans le régime omnivore. Il apporte autant de protéines que la viande – environ 20 % – tout en s’intégrant parfaitement à l’alimentation quotidienne.

 

 

Autre aliment incontournable de la gastronomie végétalienne, le seitan est quant à lui fabriqué à base de gluten de blé, essentiellement. Alors, pour tous ceux qui sont allergiques au gluten surtout passez votre chemin. Le seitan peut, en revanche, constituer une bonne alternative pour ceux qui ne veulent pas consommer de soja ; présent notamment dans le tofu et le tempeh.

 

L’origine de ce nom si particulier est à la fois évocateur et poétique, puisque le seitan est en effet aussi appelé « nourriture de Boudha ». Cette appellation puise ses origines dans le fait que celui-ci était déjà consommé en Asie par les moines bouddhistes il y a de ça deux millénaires. Autre particularité concernant son nom actuel. En japonais, seitan se décompose de la manière suivante : « sei » qui signifie « être, à base de » et « tan » que l’on peut traduire en « protéines ».

 

Remis au goût du jour par les magasins bio, le seitan revient donc de loin. Extrêmement riche en protéines, il constitue une alternative de choix pour les personnes qui souhaitent adopter un régime végétarien ou végétalien ; mais aussi pour tous ceux qui seraient tentés par sa texture moelleuse et son goût énigmatique.

 

Le seitan offre, en prime, la possibilité de varier les goûts et les couleurs en fonction des épices et/ou des aromates ajoutés. Il est en outre extrêmement pauvre en lipides, donc pauvre en graisses, et ne contient ni cholestérol, ni purine qui, en trop grande quantité, augmente le taux d’acide citrique dans le sang. Il a aussi l’avantage de ne pas contenir le mercure et autres métaux lourds que l’on retrouve dans la chair des poissons.

 

Veggie burger

Afin de tester la « substituabilité » du seitan, j’ai décidé de le cuisiner sous la forme d’un délicieux burger sucré/salé. Pour cela, rien de plus facile. Il vous suffit de quelques tranches de seitan que vous pouvez paner, cela va le rendre croustillant et moelleux à souhait. Pour le pain à hamburger, ou bun, vous pouvez opter pour du fait maison, ou non ; et pourquoi pas des tranches de champignons Portobello, façon « raw food » !

 

Quant à la garniture, laissez parler votre créativité : tomates, oignons, cornichons, graines germées, champignons, baies… Pour ma part, j’ai opté pour le poivron confit. Et, pour accompagner le tout, une sauce maison à la mangue, avec un soupçon d’épices histoire de mettre le feu au palais. Et si vous n’êtes pas des adeptes du mélange sucré-salé, vous pouvez aussi vous en tenir à la recette traditionnelle du burger et cuisiner vous-même votre seitan façon « viande » rouge.

 

Pour deux beaux veggie burgers, comptez environ deux euros pour deux poivrons et autant pour une ou deux tomates. Le seitan s’achète en magasin bio, généralement par deux, pour environ trois euros. Quelques centimes suffisent pour un oignon. Pour le bun de votre hamburger, le prix varie selon si vous décidez de le réaliser vous-même. Et si – comme moi – vous optez pour le sucré/salé, une mangue coûte dans les deux, trois euros. Tout dépend de si vous l’achetez bio, ou non.

 


Optez pour une cuisine éthique

Lutter contre le réchauffement climatique, la disparition des espèces marines et la déforestation, cela passe aussi par l’alimentation. En 2050, nous serons 9 milliards d’êtres humains à vivre sur Terre. Il ne sera donc pas possible de tous nous nourrir avec des protéines animales. A l’heure actuelle, les 7 milliards d’humains que nous sommes consomment en moyenne 20 % de viande. Il faudrait descendre à 5 % par personne d’ici à une trentaine d’année pour espérer nourrir les 2 milliards supplémentaires que nous serons alors. Réduire peu à peu sa consommation de viande, c’est donc faire un geste significatif pour sauvegarder notre planète.

 


Léa Esmery

© Kaizen, construire un autre monde… pas à pas

 


 

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