Solidarités

Radios associatives : une autre parole sur la bande FM



Avec environ 600[1] radios associatives qui occupent près d’un quart des fréquences, le paysage radiophonique français est aujourd’hui très diversifié. Cependant, les mêmes objectifs se dessinent chez chacune d’entre elles : lien social et diversité culturelle et musicale.

radios associatives

Générique… C’est en direct ! Le technicien appuie sur le bouton rouge et, à son signal, derrière la vitre, l’animateur salue les auditeurs d’une voix enthousiaste. Dans toutes les radios associatives locales, le quotidien est rythmé par l’arrivée en studio des salariés, des bénévoles et des invités qui viennent faire partager leur passion à l’antenne. Des passions très éclectiques : de l’accordéon au rap, de la culture cubaine au conte fantastique, des questionnements sur la démocratie locale au jardinage écologique… Le temps du monopole d’État et des radios pirates est loin. Depuis que la loi du 9 novembre 1981 a accordé le droit d’émettre, les radios libres se sont professionnalisées et organisées. Au-delà des différences de ton et de traitement de l’information, elles ont des valeurs communes : solidarité, laïcité, liberté d’expression, diversité culturelle…

Du rock à l’accordéon

Diversité musicale, d’abord. Ces radios diffusent des artistes locaux, qui sont autant de voix et d’univers particuliers, dans un monde musical par ailleurs très standardisé. Cet enjeu est au cœur de l’engagement des radios membres du réseau FERAROCK (Fédération des radios associatives rock), qui réunit 25[2] radios associatives dédiées au rock et autres musiques actuelles. La charte impose la promotion des festivals et la diffusion des albums sélectionnés par la fédération. Les ondes de Beaub FM, radio implantée à Limoges, diffusent 80 % de musiques actuelles. Au-delà de ce réseau, nombre de radios s’enorgueillissent de leur éclectisme, pied de nez aux sonorités commerciales : du jazz contemporain peut suivre un titre de Brel et précéder un morceau de guitare orientale ou un mix électro.

Cette richesse n’est possible qu’en soutenant la créativité localement. En plus de recevoir des musiciens en studio, Beaub FM organise des galas avec de jeunes groupes limousins et annonce les concerts d’autres organisateurs avec une contrepartie financière modique. L’argent récolté permet de financer deux ou trois albums par an, qui sont envoyés à l’ensemble du réseau. « On prépare une compilation pour février 2015, confie le président Pierre Laurent. Le plus dur sera de sélectionner les groupes ! »

Le son du territoire

À la diversité des musiques répond celle des

Le 13 septembre 2016
© Kaizen, explorateur de solutions écologiques et sociales

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Emmanuel Gomila le 14/09/2016 à 11:39

Papier très intéressant sur toute la richesse de la radio associative en France. Tout ça nous conforte dans notre combat pour monter la nouvelle radio associative qui se crée en ce moment à Lorient : Radio Balises . Le CSA nous a attribué en juin dernier le 99.8.
Diffusion prévue le 15 janvier 2017