Animaux

Les communes remettent en selle le cheval territorial



De plus en plus de collectivités territoriales misent sur le cheval de trait pour remplir leurs missions de service public. En France, environ 200 communes y ont ainsi recours, principalement pour le ramassage scolaire, la collecte de déchets et l’entretien des espaces verts. Le tout dans la bienveillance. Tiercé gagnant d’un point de vue écologique et social.

© Éléonore Henry de Frahan

À Vendargues, dans l’Hérault, le ramassage scolaire se fait en 2 CV. Comprenez : en roulotte tirée par… deux chevaux ! 8 h 15 : Baptiste, élève en CM2, attend l’hippobus à l’arrêt installé à 10 mètres de sa maison. « Comme on arrive à l’école à 8 h 50, j’ai le temps de discuter avec les copains. Et puis, je peux caresser Quignon, l’un des deux chevaux. » Stanislas Loyau, son papa, est conquis : « C’est magique. On crée de beaux souvenirs à mon fils. Depuis que nous ne le conduisons plus en voiture, il gagne également en autonomie, et ce, en toute sécurité : l’équipe d’encadrants est très vigilante. Enfin, pour nous, parents, cela nous évite d’aller dans le centre en voiture et, contrairement au car, on limite l’empreinte carbone. » En cette année scolaire 2015-2016, 106 élèves de trois écoles primaires et une maternelle sont inscrits à l’hippobus de Vendargues – environ 6 000 habitants. Tous les matins et en fin d’après-midi, deux calèches, de 24 places chacune, sillonnent la commune sur près de quatre kilomètres pour marquer l’un des 12 arrêts d’hippobus.

Ramassage scolaire, collecte des déchets et entretien des espaces verts

« Ce service municipal gratuit, géré en régie, date de 2011, souligne Max Rascalou, adjoint à l’hippomobilité. Le principal atout est d’ordre écologique : il n’y a plus d’embouteillages dans le centre, ni de bruits de klaxon ni de disputes ! » En un mot, plus de respect, pour l’environnement comme pour les gens. En témoigne Richard Moreau, groom chargé de l’accueil des enfants et de l’entretien des chevaux : « Avec mes deux coéquipiers, le meneur et celui qui va se mettre auprès des chevaux à chaque arrêt, on transmet aux enfants, humblement, le respect de l’animal. Créer une relation avec l’animal est un bon moyen pour appréhender cette valeur dans sa globalité. J’observe aussi que les enfants arrivent détendus à l’école. Ils sont ainsi plus aptes à recevoir les enseignements qu’en ayant démarré leur journée avec des “Allez, dépêche-toi, saute dans la voiture, vite !” » Pour nous tous, c’est une belle aventure. »

© Éléonore Henry de Frahan

Environ 200 communes françaises misent sur le cheval territorial

Une aventure que vivent 200 communes environ en France, selon la Commission nationale des chevaux territoriaux. Que ce soit pour le transport scolaire ou la collecte des déchets, comme à Pont-Sainte-Marie – environ 5 000 habitants –, dans l’Aube. « Nous avons lancé l’expérience en 2009, se souvient le maire, Pascal Landréat. En matière de tri sélectif, on stagnait, tant au niveau de

Le 10 octobre 2017
© Kaizen, explorateur de solutions écologiques et sociales

Soutenir Kaizen Magazine, c'est s'engager dans un monde de solutions.

Notre média indépendant a besoin du soutien de ses lectrices et lecteurs.

Faites un don et supportez la presse indépendante !

JE FAIS UN DON

Les communes remettent en selle le cheval territorial

Close

Rejoindre la conversation