Culture & Solidarités

Kalune, slameur, entre résistance et utopie 

Kalune, "J'écris Amour avec le A de Anarchie" / Laura Remoué

Ses « fleurs de la résistance » ont été chantées en cœur sur les marches pour le climat. Derrière le micro, Kalune se bat en musique en faveur d’un changement de société plus respectueux de la nature et des humains.

 « On est invincibles et on n’a rien à craindre ! Je vous parle d’un feu que personne ne peut éteindre. Un feu invincible, c’est eux qui sont à plaindre, car ils peuvent nous tuer mais ils ne peuvent pas nous vaincre ». Le slameur Kalune a clamé ces paroles le 19 avril dernier. Face à lui, tel qu’il le raconte, « un parterre de militants assis qui se serraient les uns contre les autres devant le siège de la Société Générale, alors que les flics essayaient de les dégager un par un ».

Du haut de sa tour à lui, bien loin des quartiers d’affaires, il prépare son prochain concert, le 7 juin au Café de la danse. Dans son appartement, il présente ses colocataires du moment : Anaïs et Pierre, ses musiciens. Sur le sol de son salon traine une boîte, remplie d’exemplaires de son album « Amour, entre résistance et utopie », recueil de 17 titres engagés.

Kalune, « J’écris Amour avec le A de Anarchie » / Laura Remoué

Un idéal de société en pleine nature

Kalune, ou Damien de son véritable prénom, a grandi à la montagne, une enfance dont il conserve un fort attachement à la nature. Lorsqu’un accident de ski lui fait perdre l’usage de ses jambes en 1996, à l’âge de 15 ans, une prise de conscience s’opère. « Quand, du jour au lendemain, le regard des autres sur nous change, alors que nous nous n’avons pas changé – on a juste eu un accident – alors on comprend bien que ce regard dépend avant tout d’une construction sociale. On apprend alors à se mettre à la place de l’autre ». C’est ainsi qu’il en vient également à remettre en question le regard porté sur l’environnement. « On entre dans le cercle vertueux de l’empathie et on en vient forcément à une conscience écologique, en tout cas selon moi », explique-t-il.

Désormais, depuis son quartier parisien, la flore paraît d’autant plus lointaine et la faune n’est guère plus diversifiée que les quelques pigeons qui se

Le 6 juin 2019
© Kaizen, explorateur de solutions écologiques et sociales

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