Parole de Pierre Rabhi

De notre rapport aux animaux

Pierre Rabhi à Monchamps

Léon Bloy disait : « Les animaux sont entre nos mains le gage du paradis perdu » et je partage ce point de vue. Dans la genèse de l’humanité, l’homme vivait en symbiose avec l’animal. Puis, pendant des millénaires, notre rapport aux bêtes s’est inscrit dans une logique de survie. Les peuples traditionnels chassaient pour se nourrir, toujours avec beaucoup de gratitude, remerciant l’animal de donner sa vie pour que d’autres puissent vivre.

Mais encore une fois, la modernité a marqué un tournant dans l’histoire.  L’Homme démiurge s’est érigé prince de la création et a subordonné l’animal à son avidité et à sa cruauté. Les Peaux Rouges ne purent que regarder avec sidération leurs petits frères blancs tirer sur les bisons par la fenêtre des trains, laissant les bêtes agoniser au sol sans aucune considération…

Il semble que le monde animal soit l’objet de bien des malentendus. Nous justifions les mauvais comportements de l’homme en disant : « c’est la loi de la jungle ! », mais nous oublions que quand un lion mange une antilope, il répond à son besoin vital et n’amasse pas

Le 13 octobre 2019
© Kaizen, explorateur de solutions écologiques et sociales

Soutenir Kaizen Magazine, c'est s'engager dans un monde de solutions.

Notre média indépendant a besoin du soutien de ses lectrices et lecteurs.

Faites un don et supportez la presse indépendante !

JE FAIS UN DON

De notre rapport aux animaux

Close

Rejoindre la conversation