Comment rester positif ?



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Il y a des matins où garder le cap d’un magazine 100 % positif ressemble au passage des quarantièmes rugissants ! Résumons : en trois jours, attentat à Orlando, meurtres dans les Yvelines, folles bastons entre Russes et Anglais à Marseille, et grève générale en ce mardi de juin. Bien sûr, tous ces événements n’ont aucun lien entre eux, sauf peut-être à les regarder d’un œil quantique, mais ne digressons pas. Disons, de façon triviale, que « ça plombe un peu l’ambiance » !

Pourtant, je crois que nous n’avons pas d’autre solution que de rester positifs. Il en va de notre destin en humanité. Rassurez-vous, nous ne vivons pas dans le monde merveilleux des Bisounours. Nous avons bien conscience que la vie n’est pas qu’une folle comédie. Nous savons bien que chaque jour, notamment, on dénombre 158 857 décès, avec tout ce que cela génère de tristesse, de difficultés dans certains cas. Il est clair que pour ce petit garçon de 3 ans qui a vu ses parents assassinés dans les Yvelines, il y a peu, pas de mots pour envisager ce jour la vie de façon positive. Pour lui, les membres de sa famille, les proches des victimes d’Orlando, le deuil qu’ils vont devoir faire va être terrible, extrêmement difficile. Mais je crois humblement qu’il est plus réconfortant, aidant, important de déployer notre temps, notre énergie à envoyer à ce petit garçon, aux proches des victimes d’Orlando de l’amour, de la compassion, que de répéter en boucle : ces islamistes, ces arriérés des États-Unis (vu sur le Web), etc. sont, pour les plus diplomates, à combattre, pour les autres, à exterminer. Qu’on le veuille ou non, ce couple, ces Américains tués dans la boîte de nuit sont cruellement morts. Bien sûr, il faut, faudra comprendre comment on arrive à de telles situations. Mais ceux qui restent ont besoin de se projeter vers autre chose, ont besoin d’un élan de vie. Ne les, ne nous enfermons pas d’un cercle mortifère, ce serait les, nous tuer aussi.

Aujourd’hui sont nés 380 822 humains. Construisons-leur un autre monde.

 

Pascal Greboval, Rédacteur en chef de Kaizen

 


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