Énergie

Bilan sans concession de la COP21

Village mondial des alternatives, Montreuil

Guillaume Sainteny est un expert des arcanes des conférences internationales sur le climat et du fonctionnement du ministère de l’Écologie français. Il livre un bilan sans concession de l’accord de Paris signé le 12 décembre au Bourget en clôture de la COP21.

Village mondial des alternatives, Montreuil
Village mondial des alternatives, Montreuil

En quoi l’accord signé à l’issue de la COP21 est-il historique ? Quels en sont les points positifs ?

De par l’ampleur de sa couverture, la COP21 est incontestablement un succès médiatique. C’est aussi une réussite du point de vue de l’organisation matérielle, trois semaines seulement après les attentats. C’est également un exploit diplomatique, puisque l’accord a été adopté par toutes les parties présentes. Les trois éléments ci-dessus en font donc un succès politique pour le gouvernement. En revanche, je peine à le qualifier de succès environnemental. Je ne vois réellement que trois petites avancées. La nécessité de l’adaptation est davantage reconnue. Chaque État doit procéder à une révision tous les cinq ans de sa contribution nationale (INDC), à partir de 2025. Le cadre du système de suivi, notification et vérification est quelque peu précisé. La révision peut au moins entraîner certains États à prendre des engagements ultérieurs plus importants, en fonction, par exemple, de l’évolution des techniques ou des coûts des énergies renouvelables ou des économies d’énergie, etc. Par exemple, plusieurs pays, dont la France, ont fait mieux que les engagements qu’ils avaient pris dans le cadre du protocole de Kyoto.

Quelles sont, selon vous, les limites de cet accord ? Ne manque-t-il pas de contraintes ? Par exemple, il ne crée pas d’outils concrets de diminution des gaz à effet de serre. Ses signataires s’engagent à plafonner leurs émissions « dès que possible », mais sans date butoir et sans objectifs quantitatifs. Dès lors, comment faire pour contenir le réchauffement à + 2 °C ?

Je ne sais pas si le mot « contrainte » est le plus adapté. Ce qui me frappe le plus,

Le 15 décembre 2015
© Kaizen, explorateur de solutions écologiques et sociales

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Sophophile le 16/12/2015 à 23:00

Les réalistes ne peuvent pas être déçus : il n'y avait rien à attendre de bon

Tristissime pour les jeunes générations et les générations futures

Néanmoins par respect pour nous- mêmes et notre intelligence supposée essayons d'agir de façon éco-défendable quotidiennement selon notre contexte ce qui est un élément de l'altruisme souhaitable

Et ça commence bien évidemment - logique élémentaire - par le végétarisme et le refus du lactovorisme bovin, sinon plus.